Les vases (2)

Des liquides de diverses espèces ayant été versés dans un vase par un orifice, on demande de faire couler par un même goulot, à volonté et séparément, celui de ces liquides qu’on choisira.

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Soit ΑΒ un vase dont le col est fermé par un diaphragme ΓΔ et dans lequel se trouvent d’autres diaphragmes verticaux qui montent jusqu’à ce diaphragme ΓΔ et forment autant de compartiments qu’on veut verser de liquides différents. Supposons, pour fixer les idées, que ce nombre soit de deux et soit ΖΕ le diaphragme [qui les sépare]. Dans le diaphragme ΓΔ on perce de petits trous comme ceux d’un crible, communiquant avec les compartiments dont chacun doit avoir un évent H ou Θ ; chacun de ces compartiments doit également communiquer, vers le fond du vase, avec de petits tubes Κ ou Λ qui aboutissent à un même tuyau M.

Si donc, ayant d’abord fermé les évents H et Θ ainsi que le tuyau M, nous versons l’un des liquides dans la partie supérieure du vase, ce liquide n’entrera dans aucun des compartiments, l’air n’ayant aucune issue; mais, si l’un des évents est ouvert, le liquide passera dans le compartiment correspondant. Si ensuite, après avoir refermé cet évent, nous versons l’autre liquide et ouvrons l’autre évent, le liquide tombera dans l’autre compartiment.

Maintenant, si nous bouchons tous les évents en même temps que les trous du crible, quand bien même le canal M serait ouvert, rien ne coulera; il faut ouvrir l’un des évents pour donner entrée à l’air dans le compartiment correspondant, ce qui permet au liquide qui y est contenu de s’échapper. Si on referme cet évent et qu’on ouvre l’autre un effet analogue se produira.

 Étant donnés deux vases pleins sur un piédestal, l’un plein de vin et l’autre vide, faire qu’une quantité quelconque d’eau étant versée dans le vase vide, une quantité de vin équivalente s’écoule dans l’autre vase.

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Voici la construction

Soient, sur un piédestal AB, deux vases ΓΔ et EZ dont les orifices sont fermés par les diaphragmes ΗΘ et ΚΛ ; soit encore un tube ΜΝΞΟ qui passe à travers le piédestal et se recourbe dans les vases de telle manière que ses extrémités M et O arrivent tout près des diaphragmes. Dans le vase EZ on place un tube recourbé ΠΡΣ dont la courbure doit se trouver près de l’orifice du vase; l’une de ses branches débouche à l’extérieur et se termine comme goulot de fontaine. A travers le diaphragme ΗΘ passe un entonnoir ΤΥ dont le tube est soudé à ce diaphragme et qui descend jusque tout près du fond du vase [ΓΔ]. Dans le vase EZ on verse du vin par un trou Φ qu’on rebouche après l’introduction du liquide.

Si maintenant nous versons par l’entonnoir de l’eau dans le vase ΓΔ, il arrivera que l’air qui est dans ce vase sera chassé, qu’il pénétrera dans le vase ΕΖ par le tube ΜΝΞΟ, et que le vin qui est dans ce dernier vase coulera en dehors. Ce phénomène se reproduira chaque fois que nous verserons de l’eau, et il est évident que la quantité de l’air expulsé est la même que celle de l’eau introduite et que celle du vin qui s’écoule.

Tout cela pourrait encore se produire quand bien même il n’y aurait en Σ qu’un goulot au lieu d’un siphon, à la condition toutefois que la pression du liquide ne l’emporte pas au goulot.

 Étant donnés un vase vide et un autre qui contient du vin, on demande que, quelle que soit la quantité d’eau que nous versions dans le vase vide, il s’écoule par un tuyau la même quantité d’un mélange d’eau et de vin dans telle proportion qu’on voudra, par exemple deux parties d’eau pour une de vin.

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Soit ΑΒ un vase en forme de cylindre ou de parallélépipède rectangle. A côté de lui et sur la même base on place un autre vase ΓΔ hermétiquement clos et de forme cylindrique ou parallélépipédique comme ΑΒ, mais la base de AB doit être double de celle de ΓΔ si nous voulons que la quantité d’eau soit double de celle du vin [dans le mélange]. Près de ΓΔ on place un autre vase EZ également clos, dans lequel on a versé du vin. Les vases ΓΔ et EZ sont reliés par un tube ΗΘΚ traversant les diaphragmes [qui les ferment à leur partie supérieure] et soudé à ces diaphragmes. Dans le vase EZ on place un siphon recourbé ΛΜΝ dont la branche intérieure doit effleurer le fond du vase de façon à laisser tout juste le passage pour un liquide, tandis que l’autre branche, qui se recourbe dans l’intérieur du vase [EZ], se rend dans un vase voisin ΞΟ. De ce dernier part un tube ΠΡ qui passe à travers tous les vases ou le piédestal qui les supporte de manière à pouvoir être amené facilement au-dessous et tout près du fond du vase AB. Un autre tube ΣΤ traverse les cloisons des vases AB et ΓΔ. Enfin, près du fond de AB on ajuste un petit tube U qu’on enferme avec le tube ΠΡ dans un tuyau ΦΧ muni d’une clef à l’aide de laquelle on peut l’ouvrir et le fermer à volonté. [Dans le vase EZ on verse du vin par un trou Ω que l’on rebouche après l’introduction du liquide.]

Ces dispositions prises, on ferme le tuyau ΧΦ et on verse de l’eau dans le vase AB. Une partie, c’est-à-dire une moitié, passera dans le vase ΓΔ par le tube ΣΤ, et l’eau qui pénètre dans ΓΔ en chassera une quantité d’air égale à elle-même dans EZ par le tub ΗΘΚ. De même cet air chassera une quantité égale de vin dans le vase ΟΞ par le siphon ΛΜΝ. Maintenant, en ouvrant le tuyau ΦΧ, l’eau versée dans le vase AB et le vin sortant du vase ΟΞ par le tube ΠΡ couleront ensemble; c’est ce que l’on se proposait d’obtenir.

 Étant donné un vase muni d’un tube à robinet et plein d’eau, sur laquelle flotte une figurine, faire que cette figurine laisse couler une quantité de vin qui soit en proportion donnée avec l’eau que l’on fait sortir par le robinet.

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Soit AB le vase d’eau muni d’un tuyau Γ qui peut être fermé; soit, sur la surface de l’eau, un petit bassin Δ qui flotte et qui porte un tuyau vertical EZ auquel on a donné la figure d’un animal. On place à côté un vase ΗΘ ne contenant du vin, dans lequel plonge un siphon recourbé ΚΛΜ, dont l’une des branches est ainsi dans le vase ΗΘ, tandis que l’autre va aboutir au tube EZ.

Maintenant, supposons que nous aspirions le vin par l’orifice intérieur M, le vin coulera dans le tuyau EZ jusqu’à ce que la surface libre soit sur une même droite dans le vase ΗΘ et dans le tuyau EZ. Soit ΝΞΟΠ cette droite et fixons-en Π un petit tube ouvert Ρ. Jusqu’à ce moment le vin ne coule pas, mais si on enlève par le tube G une certaine quantité d’eau, le petit bassin descendra, entraînant avec lui le tuyau EZ et amenant ainsi la surface libre du vin au-dessous de la ligne ΝΞ. La branche extérieure du siphon devenant alors plus longue, le vin coule de nouveau dans le tuyau EZ et tombe à l’extérieur par le petit tube Π.

Cela se reproduira chaque fois que nous enlèverons de l’eau par le canal Γ, le vin s’écoulant dans une certaine proportion avec l’eau qu’on enlève. Pour que ce que nous avons annoncé ait lieu, il suffit donc que la base du vase ΑΒ soit dans une proportion déterminée avec la base du vase ΗΘ.

 Si l’on voulait que, en versant de l’eau dans un vase, on fit couler du vin dans une proportion déterminée, on agirait comme il suit.

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Soit, comme ci-dessus, un vase AB renfermant de l’eau et ΗΘ le vase qui contient le vin; mais le tuyau EZ doit être au dehors du vase AB. Dans le vase AB flotte une sphère qui est reliée au tuyau EZ par une corde passant sur les poulies Σ et T de manière à le tenir suspendu. Tout le reste est disposé comme précédemment.

Il en résulte que, si l’on verse de l’eau dans le vase AB, la sphère sera soulevée et fera baisser le tuyau EZ, ce qui amènera l’écoulement du vin.

On peut arriver au même résultat d’une autre manière. La corde fixée d’un côté à la sphère D passant sur une troisième poulie T et sur la poulie Σ va se fixer par son autre extrémité au siphon ΚΛΜ. On voit qu’alors, la sphère s’élevant, le siphon ΚΛΜ, qui est suspendu à la corde, s’abaisse, de sorte que la branche extérieure devenant plus longue, le vin coulera par l’orifice Ρ.

Étant donné un vase, y verser par l’orifice des vins de plusieurs espèces et en faire couler, par un même goulot, celui que l’on désignera, de telle sorte que, si différentes personnes ont versé différents vins, chaque personne retire à son tour tout le vin qu’elle a versé.

 

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Soit ΑΒΓΔ un vase hermétiquement clos dont le col est fermé par un diaphragme EZ et qui est divisé en autant de compartiments que l’on a l’intention d’y verser d’espèces de vin. Supposons par exemple que ΗΘ et KA soient les diaphragmes formant les trois compartiments M, N, Ξ dans lesquels on doit verser du vin. Dans le diaphragme EZ on perce de petits trous correspondant respectivement avec chacun des compartiments. Soient O, Π, Ρ, ces trous, dans lesquels on soude de petits tubes ΠΣ, ΟΤ et ΠΥ qui se dressent dans le col du vase. Autour de chacun de ces tubes on perce dans le diaphragme EZ de petits trous comme ceux d’un crible par lesquels les liquides peuvent couler dans les différents compartiments. Quand donc nous voudrons introduire l’un des vins dans le vase, nous boucherons avec les doigts les évents Σ, T, Υ, et nous verserons dans le col Φ ce vin qui y restera sans couler dans aucun des compartiments, parce que l’air qui est contenu dans ceux-ci n’a pas d’issue; mais, si nous ouvrons l’un des évents Σ, T, Υ, l’air qui est dans le compartiment correspondant sortira et le vin coulera dans ce compartiment par les trous du crible. Refermant alors cet évent pour en ouvrir un autre, nous introduirons de même une autre qualité de vin, et ainsi de suite quelque soit le nombre des vins et celui des compartiments correspondants du vase ΑΒΓΔ.

Voyons maintenant comment chacun peut venir retirer à son tour son propre vin par le même goulot.

Au fond du vase ΑΒΓΔ on dispose des tubes qui partent de chacun des compartiments, savoir : le tube χψ partant des compartiments M, le tube ωσ de N, enfin λμ de Ξ. Les extrémités y, s, et m de ces tubes doivent communiquer avec un autre tube φσμα  dans lequel est ajusté exactement un autre tube βγ, fermé en γ à son extrémité intérieure et ayant des trous percés aux droit des orifices y, s, et m de telle sorte que ces trous puissent, à mesure que le tube tournera, recevoir respectivement le vin contenu dans chacun des compartiments et se verser au dehors par l’orifice dudit tube ΒΓ. A ce tube on fixera une broche en fer de dont l’extrémité ε portera une masse de plomb η ; à l’extrémité d on adaptera une épingle de fer retenant en son milieu un petit cornet dont la concavité sera tournée vers le haut. Supposons donc établi ce cône tronqué dont la plus grande base sera en ζ et la plus petite en θ par où passe l’épingle δ, on aura encore des petites boules de plomb de poids différents et en nombre égal à celui des compartiments M, N, Ξ. Si nous plaçons la plus petite dans le cornet ζθ, elle descendra à cause de son poids jusqu’à ce qu’elle vienne s’appliquer contre la surface intérieure du tronc de cône et [on devra disposer les choses de telle façon] qu’elle fasse tourner le tube bg de manière à amener au-dessous de y celui de ses trous qui lui correspond et qui recevra ainsi le vin du compartiment M ;ce vin coulera alors aussi longtemps que la balle restera dans le cornet à moins qu’il ne soit totalement écoulé. Si maintenant nous enlevons la balle, le poids η, en revenant à sa première position, fera fermer l’orifice y et cesser l’écoulement. Si nous plaçons de nouveau dans le cornet une autre balle nous produirons ainsi une plus grande inclinaison [de la tige εδ], et le tube βγ tournera davantage de manière à amener au-dessous de σ son trou correspondant, alors le vin qui est contenu dans le compartiment [N] coulera; si nous enlevons la boule, le poids H redescendra [à sa place primitive], le trou s sera bouché et le vin cessera de couler. En plaçant enfin la dernière boule [qui est la plus lourde], le tube βγ tournera encore davantage de manière à faire couler le vin qui est dans le compartiment.

Il faut remarquer que la plus petite des balles doit être assez lourde pour que, placés dans le cornet, elle l’emporte sur le poids η et par suite détermine la rotation du tube βγ ; les autres balles seront alors suffisantes pour provoquer la rotation du tube βγ. 

Si on verse un liquide dans certain vase, muni, prés du fond, d’un goulot ouvert, on pourra à volonté faire couler le liquide par le goulot, dès le commencement, ou bien lorsque le vase sera presque à moitié plein, ou bien lorsqu’il sera complètement plein, ou bien enfin d’une manière générale, à quel moment que ce soit; le liquide contenu dans le vase s’écoulera alors complètement.

 

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Soient : AB un vase ayant le col fermé par un diaphragme, ΓΔ un tube qui traverse ce diaphragme auquel il est soudé et qui va jusqu’au fond du vase de manière à ne laisser que l’espace nécessaire pour le passage de l’eau soit encore EZ un siphon recourbé dont la branche intérieure s’approche aussi du fond de manière à ne laisser que l’espace nécessaire pour le passage de l’eau, et dont l’autre branche, passant à l’extérieur, se termine en goulot; la courbure du siphon doit se produire tout près du col du vase; soit enfin Θ un évent percé dans le vase AB tout près du diaphragme et communiquant avec la cavité intérieure.

Si nous voulons faire écouler, dès le commencement, le liquide versé dans le vase, nous boucherons avec le doigt l’évent Θ et le goulot coulera parce que l’air qui est dans le vase n’ayant point d’issue, le liquide sera forcé de s’échapper par le siphon recourbé. Si nous ne bouchons pas l’évent, le liquide montera dans l’intérieur du vase et le goulot ne coulera que lorsque nous reboucherons de nouveau l’évent. Après cela, en laissant l’évent ouvert, tout le liquide s’écoulera par le siphon.

On peut construire un vase qui reçoive du liquide tant qu’on en verse, mais qui ne peut plus rien recevoir dés qu’il y a interruption dans le versement.

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Soit AB un vase dont le col est fermé par un diaphragme ΓΔ à travers ce diaphragme on introduit un tube EZ qui, d’un côté, arrive près du fond, et de l’autre, dépasse le diaphragme de manière à atteindre à peu près le bord du vase. Autour de ce tube on en dispose un autre ΗΘ dont le dessus est fermé par un opercule et qui doit être suffisamment distant du diaphragme pour permettre le passage de l’eau et du tube EZ……….. Le vase doit avoir un évent K donnant dans sa panse.

Maintenant, si nous versons un liquide par le col du vase, on verra qu’il passera dans l’intérieur par les tubes ΗΘ et EZ, l’air s’échappant par l’évent K. Mais, si l’on cesse de verser et que le col devienne vide, l’air viendra rompre la continuité, et le liquide qui est dans le tube ΗΘ retombant se répandra sur le diaphragme. La largeur autour de ΗΘ doit être assez grande pour que l’eau tombe par son poids. Si on verse encore du liquide, l’air qui s’est introduit dans les tubes ΗΘ et EZ ne permettra pas au liquide d’entrer [dans le vase] mais le forcera à s’écouler par-dessus le bord. 

Il y a certains vases tels que si l'on y verse de l'eau, ils la laissent Immédiatement couler; si l'on interrompt le versement pendant quelque temps, l'écoulement n'a plus lieu, même lorsqu'on recommence à verser: mais, si on continue à verser jusqu'à ce que les vases soient à moitié pleins, l'écoulement recommence; enfin, si alors on interrompt le versement, l'écoulement ne recommencera que lorsqu'ils seront complètement pleins.

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Soit AB un vase renfermant dans sa panse trois siphons G, D, E ; chacun de ces siphons a l’une de ses branches qui arrive près du fond du vase, tandis que l’autre en sort et se termine par un goulot. Au-dessous de ces extrémités extérieures on place des vases H, Θ, Z dont le fond doit être assez distant des orifices pour permettre le passage de l’eau; l’ensemble de ces vases est entouré d’un autre vase ΚΛΜΝ semblable à un piédestal et pourvu d’un goulot en Ξ. La courbure du siphon Γ est située vers le bas du vase AB; celle de Δ vers le milieu de la hauteur, et celle de E au col lui-même. 

Si maintenant nous versons de l’eau dans le vase AB, cette eau ne tardera point à couler par le siphon Γ puisque son coude est près du fond; si nous cessons de verser, le liquide déjà versé s’écoulera par le goulot Ξ, le vase Z restera rempli d’eau et le reste du siphon Γ se trouvera rempli d’air.

Si donc nous recommençons à verser de l’eau dans le vase, elle ne s’écoulera pas par le siphon Γ, grâce à l’air compris dans le siphon entre l’eau qu’on verse et celle du vase Z ; l’eau s’élèvera alors jusqu’à la courbure du siphon Δ située au milieu du vase; arrivée là, elle recommencera à couler. Si on interrompt encore l’introduction de l’eau, les mêmes faits se reproduiront par les raisons que nous avons déjà exposées pour le siphon Γ. On comprend qu’il en sera encore de même avec le siphon E.

Il faudra [toujours] verser l’eau avec précaution pour que l’air qui est emprisonné dans les siphons ne soit pas chassé avec violence. 

Étant donné un vase plein de vin et muni d’un goulot d’écoulement, si on verse dans le col un cyathe (un petit verre) d’eau, l’écoulement s’arrêtera; puis, si on verse un second cyathe, celui-ci s’écoulera en dehors avec le premier, ou plutôt chacun des deux s’écoulera par un goulot spécial; puis, après l’expulsion totale de l’eau, le vin recommencera à couler par le goulot du milieu. Et cela se reproduira jusqu’à ce que la totalité du vin soit écoulée.

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Soit AB un vase muni près du fond d’un goulot Γ et dont le col soit fermé par la cloison ΔΕ à travers laquelle passe un tube ZH recouvert d’un autre tube suffisamment distant de la cloison pour permettre le passage de l’eau comme dans les diabètes à cloche. Qu’on fasse passer encore à travers la cloison un autre tube ΘΚ s’élevant au-dessus de la cloison un peu moins que le premier et se bifurquant en deux goulots L et M ; ce tube doit être recouvert d’un tube légèrement distant de la cloison comme le précédent. Que le vase soit percé d’un évent N sous le diaphragme.

Si maintenant, ayant fermé les goulots, nous versons du vin, il s’introduira dans la panse du vase par le tube ZH; l’air s’échappera en effet par l’évent N. Mais, si nous fermons cet évent en ouvrant en même temps les goulots Λ et M, le liquide contenu dans le tube ΘΚ s’écoulera par les goulots Λ et M et celui qui est dans la panse s’écoulera par le goulot Γ. — Mais maintenant si, pendant que le goulot G coule, nous versons un cyathe d’eau sur la cloison, l’air ne pourra plus entrer par le tube ZH et par suite le goulot G cessera de couler. Si nous versons un second cyathe, l’eau s’élèvera au-dessus du tube ΘΚ, par lequel elle passera dans les goulots Λ et M et sera épuisée toute entière. Alors le tube ZH permettra l’introduction de l’air et provoquera ainsi un nouvel écoulement par le goulot Γ, et cela se reproduira autant de fois que nous verserons des cyathes à la partie supérieure.

Étant donné un vase plein de vin pur, faire que d’abord le vin coule, puis qu’en versant de l’eau dans le vase, il sorte de l’eau pure, puis encore du vin pur, et enfin, si on le désire, de l’eau mélangée avec le vin.

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Soit AB un vase, muni d’une cloison Γ près de son col; à travers la cloison passe un tube EZ qui se termine en dehors du fond par un goulot.

Dans le tube EZ, au-dedans du vase et près du fond est un petit trou H; il y a aussi un évent au-dessous du col.

Si maintenant, fermant le goulot Z, nous versons le vin, ce vin passera dans la panse, l’air s’échappant par l’évent Θ ; mais si nous fermons l’évent en dégageant le goulot, il ne s’écoulera que le liquide contenu dans le tube ZE. Versons alors de l’eau, elle sortira pure. En dégageant l’évent, il sortira un mélange d’eau et de vin; enfin, si on ne verse plus rien, ce sera le vin pur qui s’écoulera.

Étant donné un vase étanche muni d’un goulot ouvert et ayant auprès de lui un thyrse sous lequel on place une coupe pleine, si on abaisse la coupe, le goulot coulera un peu tant que la coupe sera dans cette position, mais si on la relève, le goulot cessera de couler.

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Soit AB le vase en question avec la cloison ΓΔ qui ferme le col. A travers cette cloison passe un tube EZ qui y est exactement ajusté, et qui est surmonté d’un autre tube ΚΛ disposé comme dans le diabète à cloche. Avec ce tube ΚΛ communique un autre tube MN dont l’orifice M est ouvert tandis que sa branche extérieure est plongée dans une coupe ΞΟ où l’on a versé de l’eau de manière à la remplir.

Il est clair que la partie de ce dernier tube qui est plongée dans la coupe est également pleine.

Dans le col du vase AB on verse un peu d’eau, juste assez pour empêcher l’introduction de l’air. Dès lors, le vase AB étant plein, Le goulot Π ne coulera pas, puisque l’air ne peut entrer à cause de l’eau versée dans le col. Mais, si nous abaissons la coupe, il se produira nécessairement du vide dans la partie du tube qui y est plongée; l’air voisin sera attiré dans cette partie vidée et attirera lui-même l’eau qui est dans le col de manière à l’élever au-dessus de l’orifice Z. L’air trouvant alors une entrée, le goulot P coulera jusqu’à ce qu’on relève la coupe ΞΟ, ce qui amènera de nouveau l’eau qui est dans le col à empêcher l’introduction de l’air; celle-ci reviendra en effet à sa position primitive et le goulot H cessera de couler. Ceci se reproduira chaque fois qu’on abaissera et qu’on élèvera la coupe.

Il importe de ne point dégager totalement la coupe afin que la branche du siphon ne se vide point complètement.

On fait entrer le tube MN dans un thyrse comme celui qui est figuré en ΡΝ sur son pourtour afin que cela soit plus agréable à l’œil. 

En versant de l’eau dans un vase placé sur un piédestal et muni d’un goulot un peu au-dessus du fond, faire couler tantôt de l’eau pure, tantôt un mélange d’eau et de vin, tantôt du vin pur.

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Soit AB le vase placé sur un piédestal ayant un goulot ΓΔ dont l’orifice Γ s’ouvre au-dessus du fond du vase.

On ferme le col du vase au moyen de la cloison EZ à travers laquelle passe le tube ΗΘ formant une faible saillie au-dessus de la cloison et descendant jusqu’au fond du vase en laissant toutefois un passage pour l’eau. Soit ΚΛ un autre tube extérieur fixé à la panse du vase, au-dessous duquel on mettra une coupe KM. Soit enfin dans la cloison un tout petit trou N.

Ces dispositions prises, on verse de l’eau dans le col du vase; la portion du liquide qui entoure la saillie du tube restera dans le col, mais la portion qui la dépasse s’écoulera dans la panse jusqu’à ce qu’elle atteigne l’orifice Γ ; alors l’eau pure coulera. Le goulot commençant à couler, le vin pur, qui est dans le vase KM, sera attiré, comme dans un siphon et il s’écoulera un mélange d’eau et de vin. Quand toute l’eau sera écoulée, le vin coulera pur, à cela près que l’eau, qui est au-dessus de la cloison EZ, sera attirée en même temps; et lorsque toute cette eau se sera écoulée par le trou N, l’air entrant rompra la continuité et tout écoulement cessera.

Étant donné un vase plein de vin et muni d’un goulot au-dessous duquel est placée une coupe, faire couler le vin dans la coupe en quantité déterminée.

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Soit AB le vase renfermant le vin, ΓΔ le goulot dont l’orifice supérieur est aplani avec assez de soin pour que la superposition d’un disque EZ puisse empêcher l’écoulement de l’eau; à l’anse du vase on fixe la barre verticale ΗΘ sur laquelle oscille une autre barre ΚΛ. Soit encore sous la base du vase une autre barre MN qui se meut autour de Ξ. On établit enfin deux autres tiges KO et ΑΠ mobiles autour de pivots de telle sorte que l’extrémité M de la barre étant abaissée, la rondelle EZ s’élève, le goulot s’ouvre et le liquide s’échappe, et que le goulot se referme quand la barre revient à sa première position. La barre MN supporte la coupe dans laquelle on veut recevoir une quantité déterminée de liquide; cette coupe Ρ doit être placée sous le goulot. Soit enfin un poids Σ qui peut glisser au moyen d’un anneau le long de la saillie MO de la barre.

On voit que, lorsque j’amène le poids vers le point M, le goulot s’ouvre et le liquide tombe clans la coupe mais, celle-ci devenant alors plus pesante, le poids S remonte et le goulot se referme.

Pour que l’écoulement ait lieu suivant la mesure, on verse dans la coupe un cotyle par exemple et, recevant alors le liquide qui s’écoule du goulot dans un autre vase, on fait glisser le poids jusqu’à ce qu’on ait arrêté l’écoulement; on marque alors sur la barre le point où il se trouve et à ce point on note : un cotyle. On procédera de même pour un demi-cotyle, deux cotyles et ainsi de suite pour autant de mesures qu’on voudra. On aura ainsi des marques correspondant à diverses quantités, indiquant les points où l’on devra amener le poids pour faire couler les diverses quantités.

Au lieu de la rondelle EZ, on peut employer une sorte de cloche renversée sur l’orifice supérieur du tube ΤΔ et renfermant de l’air, de telle sorte que, dès que cet orifice se trouve plongé dans cet air, l’écoulement s’arrête.

Étant donné un vase contenant du vin et muni d’un goulot au-dessous duquel est placée une coupe, faire que, quelle que soit la quantité de vin qu’on enlève de la coupe, il en coule une égale par le goulot.

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Soit AB le vase du vin, ΓΔ le goulot avec une rondelle EZ et des barres ΗΘ, KO, ΛΜ disposées comme plus haut.

Au-dessous du goulot est la coupe Π; à la tige KO on fixe un petit bassin Ρ enfermé dans un vase ΣΤ ; enfin un tube ΤΦ met en communication les vases ΣΤ et Π.

Les choses étant ainsi disposées et les vases Π et ΣΤ étant vides, le petit bassin Ρ sera au fond du vase ΣΤ et laissera ouvert le goulot ΓΔ. Le liquide qui s’écoule alors du vase AB se rendant dans les deux vases Π et ΣΤ, le petit bassin sera soulevé et fera refermer le goulot jusqu’à ce que nous enlevions de nouveau du liquide dans la coupe; cela se reproduira chaque fois que nous retirerons du vin. 


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