Temples et sanctuaires

On place dans les sanctuaires égyptiens, près du portique, des roues de bronze mobiles que ceux qui entrent font tourner, parce que l’airain passe pour purifier. Il convient de les disposer de telle manière que la rotation de la roue fasse couler l’eau pour l’ablution dont on vient de parler.

 

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Soit ΑΒΓΔ un vase à eau, caché derrière un des jambages de la porte d’entrée. Ce vase est percé au fond d’un trou E, et sous ce fond est fixé un tuyau ΖΗΚΛ ayant également un trou en face de celui du fond, et dans lequel on place un autre tuyau ΛΜ fixé en Λ à ce même tuyau ΖΗΘΚ le tuyau ΛΜ est percé d’un trou Π en regard du trou E. Entre ces deux tuyaux on en adapte un autre ΝΞΟΡ mobile à frottement sur chacun d’eux et qui a un trou Σ en regard de E.

Si ces trois trous se trouvent en ligne droite, quand on versera de l’eau dans le vase ΑΒΓΔ, elle coulera par le tuyau ΛΜ; mais, si on fait tourner le tube ΝΞΟΡ de manière à déplacer le trou S; l’écoulement cessera. Il suffit donc de fixer la roue au tuyau ΝΞΟΡ pour que, en la faisant tourner, l’eau coule.

Construction d’une chapelle, telle qu’en allumant du feu, les portes s’ouvrent toutes seules et se ferment quand le feu est éteint.

 

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Soit ΑΒΓΔ piédestal sur lequel est placé le temple en question et un petit autel ΕΔ. A travers l’autel on fait passer un tube ZH dont l’un des orifices Z s’ouvre dans l’autel, et dont l’autre H s’ouvre dans un globe Θ, à peu près au centre de ce globe; le tube HZ doit être soudé au globe. On adapte également au globe un siphon recourbé ΚΛΜ. Les gonds des portes doivent être prolongés à la partie inférieure et tourner librement dans des crapaudines ménagées dans la base ΑΒΓΔ. Aux gonds on fixe deux chaînes qui se réunissent en une seule qui passe sur une poulie et qu’on attache à un vase creux ΝΞ [qui se trouve ainsi suspendu]. D’autres chaînes enroulées autour des gonds en sens inverse des premières se réunissent également en une seule qui, après avoir passé sur une poulie, se termine par un poids en plomb dont la descente fait fermer les portes. La branche extérieure du siphon ΚΛΜ plonge dans le vase suspendu ; de plus, à l’aide d’un trou η, on introduit de l’eau dans le globe de manière à le remplir à moitié ; après cette opération, le trou est rebouché.

Voici maintenant ce qui va arriver : le feu développant de la chaleur échauffera L’air qui est dans l’autel et le forcera à se répandre dans un plus grand espace. Cet air, passant dans le globe par le tube HZ, chassera, par le siphon ΚΛΜ, le liquide qui y est contenu jusque dans le vase suspendu et celui-ci, en descendant par son poids, entraînera les chaînes et ouvrira les portes. Puis, quand le feu sera éteint, l’air raréfié s’échappera par les vides des parois du globe et le siphon recourbé attirera le liquide contenu dans le vase suspendu afin d’occuper la place des vides qui se sont produits; l’extrémité du siphon est en effet plongée dans l’eau du vase suspendu. Le vase se vidant, le poids suspendu fera, par sa descente, ouvrir les portes. On se sert quelquefois de mercure au lieu d’eau parce que le mercure est plus lourd et facilement déplacé par l’effet de la chaleur.

 

Il y a un autre moyen d’ouvrir les portes en allumant le feu

 

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Soit, comme ci-dessus, un petit temple construit sur une base ΑΒΓΔ sur laquelle se trouve également l’autel E. Un tube ΖΗΘ passe à travers l’autel et aboutit dans une outre de cuir K bien fermée de toutes parts. A cette outre est suspendu un poids Λ d’où part une chaîne qui est reliée, par l’intermédiaire d’une poulie, aux chaînes enroulées autour des gonds; de telle sorte que, l’outre se dégonflant, le poids descende et fasse fermer les portes et que, le feu étant allumé, celles-ci s’ouvrent. En effet, l’air qui est dans le petit autel, dilaté comme plus haut, passera, au moyen du tube ΖΗΘ dans l’outre, soulèvera par ce fait même le poids Λ et les portes s’ouvriront; les portes peuvent s’ouvrir d’elles-mêmes par un dispositif analogue à celui qui fait fermer les portes des bains ou avoir un contrepoids pour les ouvrir. Quand le feu du sacrifice est éteint et que l’air qui est rentré dans l’outre en ressort, le poids descendant avec l’outre tend les chaînes et referme les portes.

Deux phénomènes physiques entrent en jeu : premièrement la dilatation d'un gaz sous volume et pression variables, puis l'application du principe des vases communicants. Le feu allumé sur l'autel augmente la pression de l'air dans le réservoir. Celui-ci communique par un siphon avec un récipient suspendu par une corde qui s'enroule sur deux tambours pivotés fixés aux portes. Un contrepoids, plus lourd que le récipient presque vide, est suspendu à une corde s'enroulant en sens inverse sur les rouleaux.

Les deux niveaux d'eau sont à la même hauteur dans le réservoir et le récipient lorsque la pression d'air dans le réservoir est égale, à la pression atmosphérique. Quand le feu est allumé, la pression du réservoir augmente, l'eau est chassée dans le récipient qui s'alourdit et quand il est presque rempli il finit par descendre jusque sur un arrêt, entraînant dans son mouvement le contrepoids et c'est ainsi que les portes s'ouvrent. Si le feu s'éteint, la pression diminue dans le réservoir et la pression atmosphérique chasse à son tour l'eau du récipient vers le réservoir par le siphon qui reste toujours amorcé. Le contrepoids redevient prédominant et fait remonter le récipient; en même temps les portes se referment. On remarque que le mécanisme est entièrement caché dans le socle inférieur. Cela prête au système un certain mystère. 

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Construction d’un coffre muni d’une de ces roues d’airain mobiles qu’on appelle purificatrices et que ceux qui s’approchent des sanctuaires ont coutume de faire tourner.

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Soit ΑΒΓΔ un coffre traversé par un axe EZ. Cet axe auquel est fixé la roue ΘΚ destinée à tourner, doit être facilement mis en mouvement. On fixe également sur ce même axe deux autres roues Λ et M ; l’une Λ est accompagnée d’un treuil, l’autre M est dentée. Autour du treuil s’enroule une corde à l’extrémité duquel est suspendu une cloche (litt. un étouffoir) N muni d’un tube Ξ qui se termine par un petit sifflet donnant le chant de la fauvette. Sous la cloche on place un vase plein d’eau ΠΡ. Du sommet du coffre descend un petit axe T qui est très mobile; à son extrémité Σ on fixe une fauvette, et en T un disque denté qui s’engrène avec le disque M.

On voit que, si l’on fait tourner la roue ΗΘ, la corde s’enroule autour du treuil et soulève la cloche; mais, quand on lâche la roue, la cloche redescend dans l’eau par son propre poids et produit le son par l’expulsion de l’air; en même temps la fauvette tourne entraînée par la rotation des disques. 


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