Ventouse et extracteur

Construction d’une ventouse qui aspire sans le secours du feu.

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Soit ΑΒΓ une ventouse pareille à celle qu’on applique d’ordinaire sur la peau et divisée par une cloison ΔΕ. A travers le fond que l’on fasse passer deux tubes glissant à frottement l’un dans l’autre, ZE étant le tube extérieur et ΘΚ l’intérieur; dans ces deux tubes, mais en dehors de la ventouse, on perce deux trous Λ, M qui se correspondent; les extrémités des deux tubes situées en dedans de la ventouse doivent être ouvertes et l’extrémité extérieure de HK doit être fermée et munie d’une poignée. Au-dessous de la cloison ΔΕ on place un autre robinet ΝΞ semblable à celui qui vient d’être décrit, sauf que les trous correspondants doivent être dans la ventouse et être eux-mêmes en communication avec un trou percé dans la cloison ΔΕ.

Tout étant ainsi établi, on tourne les poignées des robinets de telle sorte que les trous de celui qui est au fond de la ventouse se trouvent en ligne, tandis que le robinet qui est au-dessous de la cloison reste fermé, parce que les siens ne se correspondent point. La chambre ΔΓ étant pleine d’air, collons la bouche contre les orifices ΛΜ et aspirons une partie de cet air; faisons ensuite tourner la poignée du robinet sans éloigner la bouche du tube; nous pourrons ainsi maintenir la raréfaction de l’air dans la chambre ΓΔ. Plus souvent nous recommencerons cette opération, plus nous enlèverons d’air. Appliquons maintenant la ventouse sur la peau à la manière ordinaire et ouvrons le robinet ΝΞ en tournant la poignée; une partie de l’air contenu dans ΑΔΕ passera dans ΓΔ et alors on verra attirées dans l’espace où l’air se trouvera ainsi raréfié, la peau ainsi que les matières sous-jacentes qui passeront par les interstices de la peau que nous appelons les espaces inexplorés.

 

L’instrument appelé Extracteur de pus agit d’après les mêmes principes.


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On construit un tube creux et allongé AB; à l’intérieur on en ajuste un autre ΓΔ dont l’extrémité Γ est bouchée par une plaquette et dont l’autre extrémité se termine par une poignée EZ. On bouche l’ouverture A du tube AB par une plaque dans laquelle est adapté un canal mince ΗΘ.

Lorsque nous voudrons extraire du pus, nous appliquerons au point où est le pus, l’orifice Θ qui est à l’extrémité du petit canal, et nous retirerons vers l’extérieur le tube ΓΔ à l’aide de la poignée. Le vide se faisant ainsi dans le tube AB, il est nécessaire que quelque chose vienne le remplir; or, comme il n’y a de communication avec l’extérieur que par l’orifice Θ du petit canal, il arrivera nécessairement que l’humeur voisine de cet orifice sera attirée.

Inversement, si nous voulons injecter quelque liquide, nous le placerons dans le tube AB et, poussant le tube ΓΔ à l’aide de la poignée EZ, nous injecterons jusqu’à ce que la quantité ainsi envoyée nous paraisse suffisante.

   

 

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